Questions / Réponses sur les waswas

Question posé à Sheikh ibn AL Uthaymin : Je n’aime pas que l’on m’impose quoi que ce soit ni être au service de quiconque. D’ailleurs, je représente tout pour mes parents et rien ne me manque auprès d’eux. A tel point que l’idée de me marier soit complétement sortie de ma pensée. […] Ma question est la suivante : Ai-je le droit de refuser définitivement de me marier sachant que je tiens à ma religion et que par dessus tous, j’aime Allah et Son prophète. Un tel refus est-il contraire à la religion ? Je vous prie de m’éclairer là-dessus ?

Réponse : Il n’appartient pas à une femme de refuser de se marier pour les raisons que vient d’évoquer l’auteur de la question. A contraire, elle gagnerai à se marier car il se pourrait que sa situation s’améliore nettement après le mariage. Tel qu’il est admis, lorsqu’une femme se marie, de nombreux avantages en découlent;  comme la préservation contre le péché et l’activité sexuelle équilibrée avec à la clé des enfants susceptibles de lui être profitables au cours de sa vie et même après sa mort. […] [ Tiré du site www.binothaimeen.com ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin : Un étudiant en science religieuse souhaite se marier mais craint que cela n’interrompe ses études et lui prenne tout son temps. Que lui conseillez-vous ?

Réponse : Le mariage n’est pas obstacle aux études. C’est plutôt un facteur qui en facilite la tache. Il se peut qu’il se marie avec une femme instruite qui l’aidera. Et même si ce n’est pas le cas, elle lui permettra de au moins de ne plus penser constamment au mariage et de le libérer des fantasmes qui perturbent l’esprit d’un célibataire. […] [ Liqa’ 48, question 1176 ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin : Doit-on marier un jeune homme qui accompli rigoureusement ses prières mais qui fait preuve de négligence au vu de certaines de ses obligations religieuses ? Peut être que son cas s’améliorera une fois marié, ou bien doit-on attendre, le temps qu’il se conforme davantage à ces dites obligations ?

Réponse : Il est rapporté dans un hadith authentique que le prophète à dit :  » Si un prétendant dont vous êtes satisfait de la piété et de la moralité se présente chez vous, accordez-lui la main de votre fille  » .

Il appartient donc au tuteur de chercher à mieux connaitre la piété et la moralité du prétendant.  […]  Quant à l’avenir, il se peut que la personne change en bien ou en mal, ou encore ne pas changer du tout et rester telle qu’elle est. Aussi, nous ne sommes pas tenus de nous engager sur ce qu’il va advenir mais plutôt de faire face à la situation présente. […] Il est inutile d’attendre que son comportement religieux et moral s’améliore si celui-ci n’est pas du tout satisfaisant. Il y a beaucoup d’autres hommes et il y aura nécessairement quelqu’un de meilleur au vu des qualités requises du prétendants et celui-ci se présentera un jour pour la demander un mariage. […] [ Tiré du site www.binothaimeen.com ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin : Quel est le jugement pour le mariage d’une jeune femme qui ne porte pas le voile mais le portera une fis qu’elle se marie ?

Réponse : […] En se qui concerne la demande en mariage de cette femme, il faut savoir que le prophète à dit : « On épouse en général une femme pour une de ces 4 raisons : pour sa richesse, pour son rang social, pour sa beauté et pour sa religion. Choisis donc la femme se conformant à la religion ! « 

En outre, il est évident qu’une femme qui ne porte pas le voile, et qui va ainsi dans les marchés, est une femme dont la religion est défaillante. Choisis donc une femme meilleure que celle-ci.

[ Liqa’ ash-sahri (11/face b) ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin : Qu’Allah vous bénisse. Quel est votre avis sur le fait d’enquêter au sujet du prétendant ?

Réponse : Procéder à une enquête sur un prétendant est plus que nécessaire, surtout de nos jours ou il arrive qu’on ne puisse pas faire la différence entre le bon et le mauvais, le nombre de tromperie de descriptions mensongères et faux témoignages étant tellement nombreux. […] [ Tiré du site www.binothaimeen.com ]

Question posé à sheikh Ibn Al Uthaymin : Qu’Allah vous récompense de la meilleur façon qu’il soit, au même titre que l’ensemble des musulmans. Il y a des sœurs qui s’interrogent en disant : « beaucoup de jeunes vertueux entendent parler de notre droiture dans la religion et souhaitent se marier avec nous. Néanmoins ils se rétractent dès qu’ils apprennent que nos pères et nos frères ne sont pas dans le droit chemin. De quoi sommes-nous coupables dans cette situation ? C’est pourquoi nous espérons que vous lancerez un mot en direction des musulmans à ce sujet. « 

Réponses : Effectivement le prétendant doit prêter attention à la femme qu’il souhaite demander en mariage et non pas à sa famille ou ses tuteurs. Vu que le prophète a dit dans le hadith :  » On épouse en général une femme pour une de ces 4 raisons : pour sa richesse, pour son rang social, pour sa beauté et pour sa religion ! « 

Ainsi, le prophète n’a pas dit par exemple : « La femme est demandée en mariage pour la piété de ses parents ou de ses tuteurs ». Pra ailleurs, il est connu qu’Allah le très Haut fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant. Dans cet ordre d’idées, il se peut que, du sein de famille ou les gens sont mauvais, mauvaises personnes deviennent des émergent des personnes intègres et honnêtes et ce, grâce à la religion d’Allah. Il se peut même qu’au sein de mécréants se manifestent des gens qui croient en Allah et en son Messager, en témoignent ces illustres personnes qui ont embrassé l’Islam à l’époque du prophète au moment ou leurs pères étaient des polythéiste. Et pourtant cela ne les empêcha pas de se convertir à l’Islam. Leur Islam étaient d’ailleurs de la meilleurs manière qui soit, lorsque plus tard ils sont devenus très utiles aussi bien à l’Islam qu’aux musulman. Je conseille ceux d’entre mes frères qui souhaitent se marier avec une femme vertueuse de ne tenir compte ni de ses parents, ni de ses tuteurs car si ces derniers sont bons, ils seront les seuls à en profiter et s’ils sont mauvais, ils seront les seuls à en assumer les conséquences. L’important est que la femme en question soit vertueuse? Dans ce cas-là, il n’aura qu’à se présenter pour demander sa main tout en sollicitant l’aide d’Allah le Très Haut […]

Question posé à Sheikh Ibn Al Uthaymin : Quels sont les critères sur lesquels doit se baser la jeune femme pour choisir un époux ? Le fait de refuser un homme vertueux pour des considérations purement matérielles peut-il l’exposer à la punition d’Allah ?

Réponse : Les critères importants qu’une femme doit prendre en considération pour choisir son époux sont le comportement et la religiosité. Pour ce qui est de l’argent er de la filiation, ceux-ci constituent des choses secondaires mais ce qui importe dans cette situation c’est le comportement et la religion du prétendant. En ce sens qu’en épousant un homme doté de telles qualités, la femme aura tout gagner. S’il la garde, il se conduira envers elle avec bienséance et s’il se sépare d’elle il agira conformément à la bien séance. Et puis celui qui possède ces deux qualités ne peut peut être que bénédiction pour elle et sa progéniture, et ce en apprenant de lui les mœurs et les préceptes de la religion. En revanche, s’il s’agit d’un homme dépourvu des qualités que nous venons d’évoquer, la femme doit s’en éloigner, surtout si celui-ci fait partie de ceux qui négligent la prière ou qui sont connus pour leur addiction à l’alcool. Qu’Allah nous en préserve. D’ailleurs ceux qui ne font jamais la prière sont tout simplement des mécréants, interdits aux croyants en tant qu’époux. L’important est que la jeune femme se focalise sur le comportement et la religiosité du prétendant pour faire son choix. Et si le prétendant en plus des qualités précitées est issu d’un famille d’un certain rang social alors il est plus à même d’être prisé. Le prophète a dit  dans le hadith suivant : « Lorsqu’un prétendant dont vous agréez le comportement et la religiosité demande votre fille en mariage, acceptez sa demande. » Et s’il réunit toutes qualités requises ci-dessus de façon équivalente, c’est encore mieux.

 

 

Question posé à Sheikh Al Fawzan : Un jeune homme consciencieux dans la religion, qui est Muezzin dans une certaine mosquée, m’a demandé en mariage. Cependant je ne veux pas me marier avec lui car lui ne me plait pas. En fait, j’éprouvais déjà de la répugnance à son égard bien avant qu’il ne demande ma main. Suis-je fautive en refusant sa demande alors qu’il fait partie de ceux dont on agrée la religiosité. Que dit la religion à ce sujet ? Qu’Allah vous récompense par le bien.

Réponse : Si tu ne souhaites pas te marier avec un homme, tu ne commets aucun péché. Même si cet homme est pieux. Le mariage est basé sur le choix d’un époux vertueux auprès duquel on trouve le repos pour son âme. Maintenant si ton aversion pour lui est due à sa pratique religieuse, dans ce cas-la on peut dire que tu es fautive à plus d’un titre, pour avoir éprouvé de la haine envers un croyant et envers quelqu’un attaché à sa religion. Or, il est obligatoire d’aimer un croyant pour Allah. Néanmoins, même si tu te dois de l’aimer du point de vue religieux cela ne saurait t’obliger à l’épouser si tu ne ressent rien pour lui sur le plan affectif. Et Allah est le plus Savant.

[ Al muntaqa min fatawa Al Fawzan (3/226-227) ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymine : Quel est votre avis au sujet des tuteurs qui proposent leurs filles en mariages à d’éventuels prétendants qui en sont dignes ? 

Réponse : Cela est une sunna; En effet, Omar ibn A l Khattab à proposé sa fille Hafsa en mariage à Uthman Ibn 3affan qui ne souhaitait pas se marier. Ensuite il l’a proposé à Abou Bakr  qui a refusé. Et c’est alors que le prophète l’a demandé en mariage. Par la suite, Abou Bakr informa Omar que la raison qi l’avait amené à refusé sa fille était qu’il avait entendu le prophète la mentionné. c’est pourquoi il a refusé son offre…

[ Liqa ash-shahri (face b) ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin : Concernant le hadith du Prophète :   » Il n’y a pas mieux que le mariage pour deux personnes qui s’aime « .

Est ce que ce hadith peut-être un argument pour ceux qui légitimes les relations amoureuses hors mariage entre les filles et les garçons ?

Réponses : Dans un premier temps, ce hadith contient une défaillance dans sa chaine de transmission, bien que plus d’un savant l’ait authentifié. Naturellement, cela reste une parole juste du point de vue de son sens. Et effectivement, s’il s’avère que deux personnes soient amoureuses l’une de l’autre, il n’y a pas meilleure solution que le mariage pour repousser la tentation et éviter de tomber dans le péché. Quoi qu’il en soit, son cœur restera attaché à elle, et vice versa, et il se peut qu’ils soient tenté par la suite. […] [ Liqa’ (26, question n° 868 ]

Question posé à Sheikh ibn A  Uthaymin : Un homme a eu des rapport intimes avec une femme hors mariage. Lui est-il permis de se marier avec elle avant de s’en repentir ? Que vise t-on part le terme repentir ?

Réponse : Le fornicateur ne peut épouser la femme avec laquelle il a forniqué qu’après s’être repenti tous les deux, sincèrement, tel que cela est connu. La fille doit absolument se dégager de toute culpabilité avant de conclure le contrat de mariage de façon à ce que l’on soit certain qu’elle n’est pas enceinte de sa relation hors mariage. S’il s’avère qu’elle est enceinte de cette relation, cet homme ne pourra se marier avec avant qu’elle n’accouchement. Car un enfant issue d’une relation hors mariage n’est pas imputé à l’homme avec lequel elle a eu ce rapport interdit. le prophète dit à ce titre : « L’enfant est attribué à la femme et la fornication à une catastrophe. »

[ Fatawa Al-Uthaymin (2/779) ]

Question posé à Sheikh Mohammed ibn Ibrahim Al sheikh : Au sujet de regarder en direction des femmes qui dévoilent leur beauté, que ce regard soit  volontaire ou non ?

Réponse : S’il est volontaire ce n’est pas permis en vertu de la parole d’Allah le Très Haut : { Dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leur chasteté. C’est plus pur pour eux. Allah est , certes, parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font.}  [24-30]

En effet, Allah a fait de l’œil le miroir de cœur. Par conséquent, lorsque l’homme baisse son regard, les désirs et les pulsions émanant de son cœur diminuent. L’inverse est aussi vrai. […]

Il est rapporté dans le sahih, que le prophète à dit :  » Certes, Allah a décrété à l’encontre du fils d’Adam sa part de fornication qu’il connaîtra inévitablement. Ainsi, la fornication des yeux est le regard, la fornication des oreilles est l’écoute, la fornication de la langue est la parole, la fornication de la main est le toucher et la fornication du pied est le pas. Quant au cœur, il désire et souhaite mais c’est le sexe qui confirme cela ou l’infirme. »

Quand au fait que l’homme pose son regard de façon involontaire, il ne lui en sera pas tenu rigueur, puisqu’il ne l’a pas fait volontairement et que ce n’était pas l’intention de son cœur. Mais s’il persiste à regarder il aura alors péché.

Muslim ainsi qu’Abou Daoud, Tirmidhi et An Nasa’i ont rapporté d’après Jarir ce qui suit, j’ai interrogé le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) concernant le regard involontaire, il a répondu:  » Détournes ton regard « 

D’après ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne fais pas suivre le regard par un autre regard car le premier est pour toi et l’autre est contre toi ». […]

Question posé au comité permanent des savants : J’ai un ami qui était amoureux d’une fille musulmane. Cela l’a mené à avoir une relation intime avec elle. La fille est tombée enceinte alors qu’il n’avait pas conclu de mariage religieux avec elle. Ce n’est qu’ensuite qu’il l’a fait. L’enfant qui naitra est-il considéré comme un enfant adultérien ? […] Enfin, quel conseil pouvez-vous adresser aux personnes concernées pour qu’ils reviennent au droit chemin ?

Réponse : Si la situation est telle que vous l’avez décrite, que la fille est tombée enceinte avant que le jeune homme ne se marie avec elle, il s’agit bel et bien d’un enfant adultérien. Il ne peut être religieusement attribué à l’homme qui a commis l’adultère avec la mère. Sa filiation sera uniquement celle de sa mère. Quant au mariage, il est nul et non avenu. Ils peuvent toutefois le renouveler s’ils le souhaitent. Le 2 personnes ayant commis ce péché doivent sincèrement se repentir. Le repentir efface les fautes commises. […] Vous ne devez pas divulguer ce que vous savez à leur sujet.   

Question posé à ibn Al Uthaymin : Un homme s’est marié avec une femme alors qu’elle était enceinte d’une autre personne suite à une relation hors mariage. Cet homme était au courant , mais son objectif, en se mariant avec cette femme était de dissimuler son péché de peur du scandale et des problèmes qu’elle aurait pu rencontrer. Il s’st donc tu à son sujet, s’est marié avec elle et cette femme a accoucher 4 ou 5 mois plus tard. Ils vivent encore ensemble jusqu’à aujourd’hui et ont eu 6 enfants.

Réponse :  Nous disons à cet homme que son mariage avec cette femme enceinte est un mariage nul du point e vue religieux et qu’il n’est pas valide. Avant toute chose, il lui incombe de se rendre au tribunal religieux afin de valider son mariage. Ensuite, il doit considéré la gravit de son acte : il n’est pas permis à quiconque d’agir de la sorte. Car il est interdit de se marier avec une femme enceinte, excepté par son mari dans le cadre de moukhala’a. […] il est obligatoire qu’ils se séparent de corps jusqu’à ce que l’on avise sur leur cas. […]

Question posé à Sheikh ibn Mani’ : Le moyen le plus simple pour obtenir la nationalité dans ce pays est de se marier avec une américaine, beaucoup de gens ont recours à une pratique consistant à passer un accord avec une femme pour contracter un contrat de mariage blanc en échange d’une somme d’argent. Il ne consomme pas le mariage et rien ne découle de ce mariage sinon le fait d’obtenir la nationalité sans se fatiguer. Est ce que ce type de mariage est permis ?

Réponse : Ce type de contrat n’est pas permis parce que c’est un mensonge et une tromperie […].

Question posé à Sheikh al Fawzan : Certains partent à l’étranger dans le cadre des études, de la prédication ou de commerce, puis se marient le temps de leur séjour en ayant l’intention de divorcer avant leur retour. Et il y parmi eux des gens en particulier qui s’y rendent dans cet objectif.

Réponse : Cette pratique est interdite au vu de ce qu’elle contient, c’est à dire jouer avec les gens et leur honneur, et aussi du fait qu’on ne souhaite pas la pérennité de ce mariage. A travers ce mariage, ma personne ne veut qu’assouvir ses désirs sexuels pour une durée déterminée puis divorcer de cette femme. Alors qu’un mariage est censé être conclu en vue d’obtenir une certaine stabilité, afin qu’il dure dans le temps et que les deux époux y trouvent un repos. […] [ Ar riba wa suwaruhu al-mu’asira. p. 55 ed. dar Al imam Ahmad ]

Question posé au comité permanent des savants : Quel est le statut du mariage de jouissance temporaire ?

Réponse : Le mariage de jouissance temporaire est interdit et invalide du point de vue religieux même si le contrat est conclu. Et ce , au vu de ce qu’ont rapporté Boukhari et Muslim d’après Ali ibn Abi Talib :  » Le jour de khaybarn le prophète a interdit le mariage de jouissance temporaire et la consommation  de viande d’âne. »

Khattabi a dit : Le mariage de jouissance temporaire est interdit à l’unanimité des savants.[…]

Et il est rapporté de façon authentique que Ali a dit que ce type de mariage a été abrogé.

[ Fatwa ‘ulama al bilad al haram ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin :  Certains prétendants sont venus frapper à notre porte, mais mes parent ont refusé en prétextant que je devais terminer mes études. J’ai eu beau essayer de les convaincre que je souhaitais vraiment me marier et que cela ne constituait aucunement une entrave à mes études, mais ils campèrent tous deux sur leurs positions. M’est-il possible de me marier sans leur accord ? Sinon que dois-je faire pour pouvoir me marier ? Répondez moi qu’Allah vous fasse miséricorde.

Réponses : Sans aucun doute, le fait que vos parents vous empêchent de vous marier avec un homme pieux est interdit religieusement. Le mariage est plus important que les études. Ce n’est pas incompatible et il est possible de concilier les deux en même temps; En ce qui concerne ta situation, il t’es permis de faire appel aux instances religieuses compétentes pour exposer ton cas sachant que c’est à ces derniers que reviendra la décisions finale.

[ Les musulmans (n°2) ]

Question posé à Sheikh Mohammed ibn Ibrahim Al Sheikh : Une femme peut-elle se marier sans la présence d’un tuteur ?

Réponse :  Il faut savoir qu’il n’est pas permis de marier une femme sans tuteur. C’est là l’option de la majorité des savants parmi les compagnons, de leurs successeurs de ceux qui sont venus après eux. C’est aussi ce qu’indique le Coran et la Sunna ainsi que les paroles des Salafs ( pieux prédécesseurs qu’Allah les agrées )

[ Fatawa wa rasa’il sheikh ibn Ibrahim al Sheikh (10/86688) ]

Question posé à Sheikh Sa’adi : Quel est le statut concernant l’exigence de la droiture chez le tuteur ?

Réponse : L’opinion posant comme condition la droiture du tuteur pour qu’il puisse marier celle dont il a la responsabilité est réfutée par les preuves du Coran et de la Sunna, de même que par la pratique des salafs.

[ Fatawa Sa’diyya (491/492) ]

Question posé à Sheikh Saa’di : Est-il permis pour un tuteur  absent de désigner un autre tuteur à sa place ?

Réponse : Il y a 3 cas de figure :

1) Soit il lui donne une procuration en lui disant :  » Je te délègue la responsabilité du tutorat pour marier ma fille une telle à untel.  » Dans ce cas de figure, la personne déléguée pourra user de cette fonction uniquement pour ce mariage précis. Et si les deux époux venaient à se séparer et que la femme souhaitait se remarier à un autre homme, il serait nécessaire que le tuteur délègue à nouveau sa responsabilité.

2) Il lui laisse le soin d’exercer le rôle de tuteur et de marier la fille dont il a la charge, quand il veut et avec qui il veut. Le tuteur déléguée pourra donc faire usage de cette procuration  pour un contrat similaire au premier cas de figure, mais également à d’éventuels mariages qui auraient lieu.

3) Il lui délègue le tutorat sans en dire plus et sans toutefois s’en décharger complètement ni en désignant une personne précise pour la marier, mais en lui disant par exemple : « Je te donne procuration pour marier celle qui se trouve sous ma responsabilité. » Dans le cas présent, une question se pose : le tuteur délégué a-t-il le droit d’utiliser cette procuration pour un deuxième contrat de mariage éventuelle. Au cas ou les deux époux se séparent. Ou son tutorat est-il restreint au seul premier mariage pour lequel il a été mandaté ? Je n’ai pas connaissance qu’un savant a tenu une position à même de mettre un terme à cette problématique. Raison pour laquelle il nous faut revenir au contexte de la situation. Les savants ont indiqué que , dans ce cas, le champ d’application de la procuration est corrélé à l’intention du tuteur initial. […] Et Allah sait mieux.

 

[ Fatawa Sa’diya (492) ]

Question posé à Sheikh A l Fawzan : Est-il permis à la femme vierge de se marier sans la permission de son père ? Et quel jugement religieux concernant les communications téléphoniques et les lettres qui sont échangées dans les limites de l’amitié entre les jeunes garçons et les jeunes filles ?

Réponses : Il n’est pas permis à la femme de se marier sans la permission de son père, car il est le tuteur , et il a une meilleur vision des choses que sa fille. Par contre il n’est pas permis au père d’empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux.[…] Il reste que la fille ne doit pas s’entêter à se marier avec un homme que son père refuse, car le père voit plus loin que sa fille, et qu’elle n’est pas censée concernant les tenant et les aboutissants. Allah dit (dans le sens) : { Et il se peut que vous aimiez quelque chose et que ce soit un mal pour vous }

[Sourat 2-216] [ Al muntaqa min fatawa al-Fawzan (3/2186219) ]

Question posé à Sheikh Mohammed ibn Ibrahim Al sheikh : Une orpheline mariée par son grand père en l’absence de sa mère et de son frère. 

Réponse : Le rôle du tuteur appartient au grand-père (paternel) et les frères n’ont aucun droit de tutorat sur leurs sœur, qu’ils soient présents ou absents, lorsque leur grand-père est encore en vie. Car dans ce cas le grand-père a le statut du père.

( Tiré de l’avis religieux 379 du 26/2/1383 A.H ]

Question posé à Sheikh ibn Al Uthaymin : Que dites vous d’un pète qui veut marie son fils à une femme qui n’est pas vertueuse ? Et qu’en est-il s’il refuse de la marier à une femme vertueuse ?

Réponse : Il n’est pas permis à un père de contraindre son fils à se marier avec une femme dont il n’st pas satisfait, que ce soit pour un défaut lié à sa religion, son comportement moral ou son physique. […] En d’autres termes, si le fils se satisfait d’une femme vertueuse et veut l’épouser, mais que son père l’en empêche et lui ordonne de ne pas l’épouser, il est permis à ce fils de la prendre pour épouse, car il n’est pas tenu d’obéir à son père dans des choses qui ne provoquent pas de tort pour ce dernier, mais qui recèlent des avantages pour son fils. […] Cependant dans un cas pareil, il importe au fils d’être délicat et subtil avec son père et de le ménager autant que faire ce peut, en essayant de le convaincre de sa bonne démarche.

[ Tiré su site www.binothaimeen.com ]

Question : Une jeune femme est en âge de se marier et n’a pas de tuteur pour se faire. Il n’y a pas non plus de juge dans sa ville. Nous demandons donc : L’émir peut-il tenir le rôle du juge pour marier une femme qui se trouve dans cette situation ?

Réponse : La personne qui est plus en droit de tenir le rôle de tuteur d’une fille est son père puis son grand père, même s’il est âgé. Vient ensuite le fils de cette femme puis son petit fils même s’il a à peine l’âge d’assumer cette responsabilité. Viennent ensuite son frère, dont ils ont en commun les même pères et mères, puis son frère dont ils ont en commun le même père seulement. Ensuite viennent les plus proches conformément à l’ordre énoncé dans les règles de l’héritage. C’est ensuite au gouvernement  de tenir ce rôle et éventuellement, par délégation, le juge religieux. […]

Question posé à Sheikh Abd Al-Razzaq Al-Afifi : Une fille s’est convertie à l’islam. Elle vit dans un pays non musulman et ses tuteurs ne sont pas musulmans. Cette jeune femme souhaite se marier avec un musulman. Qui peut-être son tuteur ?

Réponses : Si elle se trouve dans un pays non musulman, que ses tuteurs ne sont pas musulmans et qu’elle souhaite se marier, alors son tuteur sera le responsable de la communauté musulmane qui aura à sa charge de conclure l’acte de mariage.

[ Fatawa wa rasa’il abd-razzaq al ‘afifi p. 479 ed. Dar ibn hazm ]